Faites-vous partie des 50% qui seront balayés par le monde digital ?

Faites-vous partie des 50% qui seront balayés par le monde digital ?

Interview de Didier Reinach, Créateur de la Symbiocratie, réalisée par Isabelle Bonnal

En 1997 vous écriviez avec le Docteur Philippe Loron, neurologue, un livre intitulé : Les Richesses Économiques du Cerveau. 20 ans après force est de constater que vous aviez vu juste et à ce titre vous me dites que c’était évident.

Parfois on voit des évidences avec 5 ans ou 10 ans d’avance, voire plus. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai été détecté comme surdoué HPE-HPI que j’ai toujours eu cette faculté de voir ce que d’autres ne voient pas, ou de comprendre ce que d’autres ne perçoivent, mais cela n’a pas été la première évidence ni la dernière.

En la matière les travaux que j’ai réalisés, plus les formations que j’ai suivies, me permettaient d’aboutir à certaines conclusions qui s’avèrent exactes aujourd’hui.

Cela m’a laissé le temps de construire des interventions parfaitement adaptées pour réussir dans le monde nouveau. (rires)

En quoi consistent vos interventions ?

J’interviens en atelier opérationnel ou bien en conférence, ou en accompagnement personnalisé.

J’apporte les explications pratiques concernant les fonctionnements cérébraux, les fréquences, les émotions.

Je démontre comment, à tous les échelons du vivant, nous avons des solutions pour développer des richesses durables et systémiques.

J’agrandis les champs de conscience et je simplifie la compréhension.

Les participants exploitent ces informations pour comprendre à la fois leur rôle, leur impact, leurs réactions, leurs interactions, leurs émotions, leur mode de fonctionnement et celui des autres. On entre ainsi dans la compréhension des effets systémiques à différents niveaux, ce qui aura pour conséquences de produire des richesses et de développer les potentiels.

Les participants comprennent combien le rôle du cerveau est central, primordial, stratégique.

Quelle différence avec les autres formations ?

La plus grande part des formations managériales explique de façon rationnelle les mécaniques humaines comme par exemple :

La créativité, l’implication, la mobilisation et la motivation, la prise de décisions, l’autonomie, la reconnaissance, etc…

Souvent l’apprenant sait, mais il ne pratique pas, il est croyant, mais non pratiquant. De plus il a appris avec son hémisphère gauche ce qui rend le savoir statique. Avec ma méthode, il développe sa performance mentale.

C’est en pratiquant ces exercices que, par effet systémique, il va développer la performance mentale des autres. C’est là la notion de cognition inductive.

Le manager de demain va devoir posséder des compétences spécifiques pour développer la performance mentale bien avant de gérer des objectifs. La machine avec l’intelligence artificielle gérera les objectifs.

Dans un monde complexe, les résultats seront la conséquence de cette performance mentale.

Quelle place accordez-vous aux émotions ?  

Notre corps est une fantastique mémoire émotionnelle et notre cerveau est en relation systémique avec notre corps.

Les échanges entre le cerveau et le corps sont, comme dans le fonctionnement, de l’univers, d’une organisation ou du monde digital, des échanges de data, des flux et des interactions.

Le cerveau traduit ces données et répond en fonction des objectifs, des convictions, des ambitions, des intentions conscientes ou non, du niveau de conscience et des valeurs de la personne.

Ce sera à partir de ces paramètres qu’il va produire du sens, de la valeur, de la motivation, de la créativité et tout ce qui sera utile à la production de richesses.

C’est ainsi qu’une personne se retrouvera en situation de vie et de création de richesses ou en situation de souffrance psychologique et physique, voire de mort, parfois… à son corps défendant… Et ceci n’a rien à voir avec le niveau de fortune matériel de la personne.

En quoi cela change-t-il le management des entreprises ?

Je constate, sauf cas exceptionnel, que les différentes formes de management ne permettent pas au cerveau de s’épanouir et donc de produire des richesses durables et systémiques selon le principe fondamental de la symbiose.

Si tel était le cas, nous n’aurions pas tant de dépressions, ni de maladies d’origines psychosomatiques, ni de faillites, ni de chômage, ni de pauvreté. Nous aurions plus de créativité, plus de capacités pour appréhender l’avenir avec confiance. Nous serions dans une dynamique permanente de construction positive, de bien-être, de respect, d’engagement.

Il est impératif de s’occuper des potentiels de nos cerveaux bien plus que de les remplir d’un savoir statique.

Les organisations qui n’investissent pas sur ce point seront balayées, notamment du fait du monde digital et de l’intelligence artificielle.

Vous abordez l’intelligence artificielle pensez-vous qu’elle représente un danger pour les humains ?

Si les entreprises passent à côté du management et de ‘évolution du mental, si elles continuent à ignorer les potentiels humains comme par exemple ceux des personnes qu’on surnomme zèbres, HPE et HPI, elles disparaîtront. On fera alors face à un chaos social et économique.

Actuellement l’enjeu n’est pas que technologique. N’importe quelle entreprise qui en a les moyens peut s’offrir les meilleures technologies. Mais pour en faire quoi ? Si vous ne comprenez pas toutes les potentialités symbiocratiques humaines et technologiques du monde nouveau, vous êtes condamnés.

Les entreprises qui vont survivre et gagner seront celles qui mettront les nouvelles technologies et le mental en symbiose.

Vous pouvez posséder les plus belles technologies, si vos compétences cognitives n’évoluent pas vous ne pourrez pas en tirer des bénéfices.

Il y a dans votre méthode 4 éléments magiques ?

Non pas magique, on les retrouve chez tous les vrais leaders depuis la nuit des temps, ils sont en chacun de nous, mais très peu de personnes savent les exploiter, et en tirer des richesses durables.

Ma méthode augmente les champs des possibles avec 4 des 6 éléments clés de la Symbiocratie :

  1. L’ambition altruiste
  2. L’enrichissement culturel
  3. La notion de résultats humain et matériel endogènes et exogènes.
  4. Et les valeurs

En quoi ces 4 éléments sont-ils porteurs de succès ?

L’ambition altruiste, la culture et le sens du résultat humain et matériel, endogène et exogène, avec les valeurs, lorsqu’ils fonctionnent en symbiose au niveau cérébral, sont des sources de créativité, de motivation, de mobilisation.

Ces éléments créés du sens, et le sens provoque le tissage des compétences, le partage des potentiels, l’organisation se trouve alors dans un processus par lequel la somme des cerveaux est plus importante que le seul nombre des individus.

Parlez-vous ici d’intelligence collective ?

Lorsque tous les avis, toutes les pensées, mêmes différents, mêmes divergents sont au service de la créativité et de la performance humaine et matérielle autour d’un objectif compris, lorsque l’ensemble des data sont polarisés selon des règles symbiocratiques, lorsque les flux sont compris de tous avec l’enthousiasme du résultat individuel et collectif, lorsque les interactions sont au service de la création de richesses durables et systémiques, alors l’intelligence devient collective

L’intelligence collective dépend du mode de management, de la culture d’entreprise, des intentions, du contexte.

Comment créer de la valeur ?

Le système hiérarchique actuel dans sa forme pyramidale fait appel à la notion de pouvoir, de savoir et de gains financiers. Donc la plupart des managers gèrent du pouvoir, du savoir et des budgets financiers.

La création de valeurs fait appel à l’intelligence holistique et systémique. La qualité des interactions, la qualité des flux, la qualité de gestion et d’exploitation des data, génèrent de la valeur.

Le cerveau possède des capacités inexploitées, notamment la coopération, la notion de résonance, de fréquences, d’adaptabilité, de résolution de problèmes, on regarde les autres et chacun comme étant porteur de valeurs, avec un potentiel de création de valeurs.

Lorsque vous développez vos potentiels selon les modalités de la symbiose et que vous pratiquez, vous produisez des richesses durables et systémiques.

Pourquoi ?

Parce qu’une partie de notre cerveau fonctionne dans l’altérité, voire dans le mimétisme, ce qui nous permet si nous sommes cohérents, de transmettre nos valeurs, d’être sur la même longueur d’onde (fréquences), d’avoir des idées qui nous proviennent de l’idée d’une autre personne….Et de le reconnaître, et de la remercier…

Et ainsi si nous respectons ce principe de symbiose, nous nous enrichissons sans cesse les uns les autres, nous créons de la valeur.

Pourquoi les managers sont-ils directement touchés par ces évolutions ?

Parce que le tsunami technologique qui est en train de bouleverser l’économie et le social n’est pas une simple vague de fond.

Parce que bien souvent les humains ne réagissent qu’après le chaos, or aujourd’hui ils peuvent agir avant ce chaos

Parce que les données nous informent qu’actuellement moins de 50% des entreprises résisteront à ce tsunami.

L’encadrement a un devoir d’exemplarité, d’induction, de production de sens, de création d’une dynamique de plaisir et de désirs comme on le retrouve dans les nouvelles compagnies.

L’encadrement a aujourd’hui pour mission d’être les alchimistes du succès. C’est la clé face à l’intelligence artificielle.

Quels sont les bénéfices de vos actions ?

En tout premier lieu, cela provoque une ouverture d’esprit auprès des personnes par la prise de conscience de leurs potentiels.

Ensuite c’est la mise en place de méthodes, puis de moyens et enfin d’outils pour faire évoluer la situation.

C’est une plus forte dynamique et une évolution facile pour garantir des bénéfices avec les outils comme le digital ou l’intelligence artificielle.

Parfois je rencontre des personnes qui manifestent des idées pour changer les choses en très positif.

D’une façon générale, on peut mesurer selon des critères objectifs.

L’exercice est aisé d’autant plus que nous avons aujourd’hui des technologies qui nous permettent de valider, de contrôler et de mesurer des quantités d’interactions, de comportements et de résultats.

Que diriez-vous en synthèse ?

Les managers sont désormais les producteurs, les metteurs en scène et les développeurs de l’intelligence humaine.

Ils est impératifs qu’ils innovent et créent toutes les conditions optimums pour que les cerveaux se nourrissent d’éléments bénéfiques.

L’intelligence artificielle va gérer toutes les tâches sans valeur ajoutée, le cerveau humain peut produire de la valeur et des richesses à foison, à chacun de choisir son futur.

Au-delà des enjeux technologiques, les enjeux humains sont cruciaux.

Et comme disait ma grand-mère : “ne venez jamais dire qu’on ne vous a pas prévenu.”

 

info@symbiocratie.com

Interview réalisée par Isabelle Bonnal
Metteur en scène du succès  / +33(0)6 17 99 72 01

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