De la Renaissance à la Symbiocratie

Le monde vit une révolution profonde et fabuleuse qui nous ouvre les portes vers un monde nouveau plein de potentiels bénéfiques.
Les vieux crabes et les caciques de mauvais augures sont en survie, le problème est : vont-ils s’accrocher longtemps et vont-ils évoluer ?.
Nous entrons dans un monde magnifique où tout est à faire, tout est à reconstruire, à réorganiser.
Si je fais une courte synthèse, notre époque est comparable à plusieurs moments clés de notre histoire.

Le premier est la décadence de l’Empire Romain dont j’ai déjà cité les causes dans un précédent article :

  • Augmentation des impôts, des taxes.
  • Mise au pilori de faux témoins, construction de procès truqués avec de faux coupables pour permettre à la haine populaire de s’exprimer et de croire en une justice.
  • Contrôle total des moyens de communication, appauvrissement des classes moyennes, abandon des pauvres, asservissement du peuple.
  • Développement de comportements agressifs, manipulation du peuple par la paranoïa afin de reporter la faute et la responsabilité de son incompétence sur les autres.
  • Création d’ennemis invisibles pour rassembler le peuple dans la peur.

Le deuxième est l’avènement d’une nouvelle civilisation représentée par une nouvelle génération d’êtres humains appelés par certains les créateurs de culture et par d’autres comme des mutants.

L’être humain vit sa troisième vraie révolution humaine, troisième révolution qui est la deuxième cause de la révolution silencieuse que nous sommes en train de vivre.

Petit rappel :

La première révolution fut celle du passage de l’oral à l’écrit qui a changé fondamentalement les relations humaines, commerciales, juridiques, institutionnelles.
Elle a eu pour conséquences de faire évoluer nos fonctionnalités cérébrales, nos aptitudes cognitives, nos mentalités, nos modes de pensée, notre vision, nos ambitions.

La deuxième révolution fût l’époque de la renaissance avec l’arrivée de l’imprimerie par laquelle nous passons de la mémoire vivante à la mémoire stationnaire. Mémoire stationnaire grâce à laquelle les savants, les philosophes, les scientifiques échanges, se confrontent, écrivent, transmettent.
Nous passons de la logique d’une tête bien pleine à celle d’une tête bien faite comme l’exprimait Michel de Montaigne.

La troisième révolution est là, maintenant !
Le numérique qui nous permet de stocker le savoir, d’échanger, de nous connecter avec le monde.
Des tribus se forment, des courants de pensée naissent, les comportements évoluent, les mentalités changent, une nouvelle fois nos aptitudes cognitives, nos mentalités, nos modes de pensée, notre vision, et peut-être nos ambitions progressent.

Le numérique qui permet de développer notre philosophie.
En fait nos cerveaux et le cerveau des jeunes se transforme une nouvelle fois.
La mémoire mémorise de nouvelles informations, le réseau neuronal se transforme, des aptitudes nouvelles apparaissent. À quoi va servir la place naguère occupée par les anciennes fonctionnalités ?

Il nous faut déjà constater les nouveaux besoins qui naissent :

  • Penser par soi-même et non avec l’aide des médias téléguidés qui répètent inlassablement la même soupe pleine de mort, de stress, d’angoisse.
  • Trouver l’information dont nous avons besoin ou envie.
  • Fuir les discours et les manipulations politiques.
  • Ne plus se comporter comme des moutons, faire des choix personnels.
  • Affiner son esprit d’analyse, devenir critique, confronter les idées et décrypter entre les lignes.
  • Comprendre ce qui est en train d’arriver et pourquoi cela arrive.
  • Consommer plus intelligemment, avec les conséquences bénéfiques possibles sur nos vies et pour la planète.
  • Payer le juste prix.

En synthèse :
Nous sommes dans un mouvement de révolution qui va marquer la libération intellectuelle, psychologique, émotionnelle, la liberté de raisonnement, de critique, de création.

Nous entrons dans un monde nouveau de la même manière que nos ancêtres entrèrent dans un monde nouveau à l’époque de la renaissance il y 500 ans.
L’arrivée des nouvelles technologies est encore plus puissante sur la transformation de nos cerveaux que l’arrivée de l’imprimerie et la vulgarisation du savoir en 1500.
De plus nous vivons les mêmes crises humaines et organisationnelles que sous la renaissance, nous voyons les mêmes comportements de peur de la part du peuple.
Cette peur orchestrée par les dirigeants qui eux-mêmes ont peur de perdre leur pouvoir et leurs richesses.
Nous assistons silencieux et lâches aux mêmes agissements prétentieux et dictatoriaux de nos gouvernants, les mêmes chasses aux sorcières vis-à-vis des innovateurs, des penseurs, des créateurs, des philosophes, des chercheurs.

La vraie crise est là !
D’un côté l’espoir d’un espoir pour ceux qui attendent une potion magique, et de l’autre la construction d’un nouveau monde entrepris par ceux qui ont cette ambition.

Mais regardons ce qu’il se passa sous la Renaissance.

La Renaissance naquit à Florence grâce aux artistes, philosophes, orateurs qui avait alors loisir de s’exprimer librement. (Est-ce le cas aujourd’hui via internet?)

Selon les historiens, une « Renaissance » se caractérise par :

  • L’apparition de nouveaux modes de diffusion de l’information.
  • L’échange culturel entre les individus.
  • La lecture ou la relecture des textes fondamentaux.
  • La remise à l’honneur de la culture fondamentale (littérature, arts, techniques).
  • L’innovation dans les échanges commerciaux.
  • Les changements de représentation du monde.
  • L’ensemble des informations scientifiques, sociales, commerciales, politiques, littéraires…. repris de façon systémique par les philosophes qui projettent de nouveaux modèles de pensées, de réflexion, de faire.

Tous ces éléments sont-ils réunis aujourd’hui ?

Quelles furent les grandes créations de la renaissance ?

Je choisis, pas tout à fait au hasard, un personnage clé de la Renaissance.

Gottfried Wilhelm Leibniz
Né le 1er juillet 1646 à Hanovre, décédé en novembre 1716 est un philosophe, scientifique, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, bibliothécaire et philologue allemand qui a écrit en latin, allemand et français.

J’aurai pu choisir aussi,

René Descartes né le 31 mars 1596 à La Haye en Touraine, et mort le 11 février 1650 à Stockholm, un mathématicien, physicien et philosophe français.

Newton né le 4 janvier 1643, et décédé le 31 mars 1727, philosophe, mathématicien, physicien, alchimiste, astronome et théologien anglais.

Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clairmont (aujourd’hui Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort à 39 ans le 19 août 1662 à Paris,  mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.

Galilée (en italien : Galileo Galilei), est un mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien du XVIIe siècle, né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri, près de Florence, le 8 janvier 1642.

Je vous invite à constater que, bien que tous philosophes, ils abordaient et non sans succès, les mathématiques, la physique, la théologie, l’astronomie et bien d’autres matières.

Peut-on alors oser faire la démonstration de la richesse de la philosophie et de son apport fabuleux sur les autres matières ?

L’art de penser, de réfléchir, de confronter, d’imaginer, de raisonner, de conceptualiser, de nourrir les autres, la philosophie est l’une des clés essentielles de la Renaissance.
Que fait-on de la philosophie aujourd’hui ?

Prenons un exemple d’innovation sous le Renaissance
Arrêtons-nous à Gottfried Wilhelm Leibniz, je vous laisse le soin de découvrir les autres philosophes sur wikipédia.
Gottfried Wilhelm Leibniz est le créateur de l’algorithme différentio-intégral, il achève une recherche débutée avec la codification de l’algèbre par Viète et l’algébrisation de la géométrie par Descartes.

  • Comme Newton, Leibniz domine tôt les indéterminations dans le calcul des dérivées.
  • Leibniz développe une symbolique mathématique
  • Il est à l’origine du terme de « fonction » de celui de « coordonnées »,
  • Leibniz s’intéresse aux systèmes d’équations et l’usage des déterminants.
  • Il développe des techniques de substitution pour la résolution d’équation. (Les équations à une ou plusieurs inconnues)
  • Il travaille sur la convergence des séries, le développement en série entière des fonctions comme l’exponentielle, le logarithme, les fonctions trigonométriques.
  • Il conçoit une machine arithmétique inspirée de la Pascaline.
  • Il étudie l’arithmétique binaire, qui se sert des seuls caractères 0 & 1, (…). Il en trouve l’origine dans l’héritage du fondateur de l’Empire Chinois « Fohy »,
  • Leibniz annonce la langue artificielle et purement formelle développée par Frege.

Tout ceci 250 ans avant l’apparition de l’informatique…

Certains patrons me font donc rire et sourire lorsqu’il prétendent que la philosophie ne sert à rien et ne peut enrichir une entreprise.
Et là je hurle avec extase… : bandes de cons ! Ignares et prétentieux que vous êtes ! Imbus de votre petite personne et egocentrés sur vous-mêmes !
Relisez l’histoire….

Mais bon ! Je me calme !

Des autres travaux plus philosophiques de Leibniz…. Je retiens,

Gottfried Wilhelm Leibniz explique que le mouvement ne serait pas la réalité ; la réalité est la force qui subsiste en dehors de tout mouvement. La force ressentie, exprimée, la force mentale, psychique, psychologique. La force à l’état présent, qui porte avec soi un changement pour l’avenir. La force qui se modifie suivant des lois du changement.
Les lois du changement qui explique le changement par ce qui précède, et qui y trouve sa raison.
À cette notion de loi se rattache également l’idée d’individualité : l’individualité est pour Leibniz une série de changements. Cette loi de l’individualité implique des passages à des états nouveaux,
On intégrera alors dans les lois du changement, l’observation de nos états internes, sensations, pensées, sentiments, qui sont en un perpétuel changement.

Et nous retrouvons dans ces travaux comme dans ceux de différents philosophes de cette époque, les fondamentaux du vrai leadership.
La force qui inspire, qui change, qui évolue, qui s’adapte, qui attire, cet algorithme composé de plusieurs éléments entiers et néanmoins variables.

Ces 5 éléments sont :

  • L’ambition au service de plus grand que soi. Cette ambition qui part du plus profond de soi et qui va vers les autres.
  • Le résultat attendu, défini, expliqué, imaginé. Le but individuel et collectif qui sera l’objet de transfert et de développement de nos compétences, de notre mobilisation.
  • Les valeurs humanistes, guides fondamentaux de nos choix, moteur de notre créativité, ADN de nos comportements, expression de notre identité.
  • Le discours, clarification de la pensée, outil de confrontation, de production d’émotions, créateur de sens, de croyance, de motivation, outil d’enrichissement et d’échange de nos savoirs, de nos ambitions, de nos visions.
  • Les comportements, expression de notre cohérence avec notre discours, expression de nos valeurs par des gestes, expression de notre réel identité.
  • Le tout devant fonctionner en symbiose, dans un esprit de symbiocratie.

La symbiocratie, le pouvoir de la symbiose.
C’est à ce titre que le leadership est philosophie et action, créateur de richesses durables.

Le leadership est la force clé qui a traversé toute les époques, survécu à tous les maux. Il est fondateur de civilisations glorieuses, d’entreprises prestigieuses, d’organisations remarquables .
Il est, alors que nous entrons dans un monde nouveau, à la fois énergie et espoir, ambition et résultat, révolution et évolution, imagination et réalisation.

Le monde change ?
Quelques sources

Les créateurs de culture
Source Wikipedia
Cette expression, inventée par le sociologue américain Paul Ray et la psychologue américaine Sherry Anderson a fait l’objet d’un livre: The Cultural Creatives: How 50 Million People Are Changing the World (Harmony Books, Octobre 2000), traduit en français aux éditions Yves Michel, sous le titre : L’émergence des créatifs culturels. Enquête sur les acteurs d’un changement de société.
Ces personnes seraient en train d’inventer une nouvelle culture pour le xxie siècle.
Le journaliste français Patrice Van Eersel, du magazine Nouvelles Clés, y voit l’émergence d’une culture post-moderne.
Les Créatifs Culturels intègrent simultanément quatre pôles de valeurs, qu’ils mettent en pratique :
L’ouverture aux valeurs féminines (place des femmes dans la sphère publique, question de la violence faite aux femmes…)
L’intégration des valeurs écologiques et du développement durable (avec un intérêt pour l’alimentation biologique et les méthodes « naturelles » de santé)
L’implication sociétale (implication individuelle et solidaire dans la société)
Le développement personnel (avec une dimension spirituelle, et un intérêt pour les nouvelles formes de spiritualité, l’idée étant: « connais-toi toi-même si tu veux agir sur le monde »)
Les Créatifs Culturels se diviseraient en deux sous-populations :
Un noyau central, dit « avancé ». Ce sont les « Créatifs Culturels spiritualistes ». Ces leaders de la nouvelle culture se préoccuperaient à la fois de l’aspect environnemental, de l’aspect sociétal (justice sociale) ainsi que du développement « psycho-spirituel ».
Une périphérie, composée de « Créatifs Culturels écologistes », qui n’incluent pas vraiment la dimension spirituelle dans leur univers. Pour ces Créatifs Culturels, à la différence des « Créatifs Culturels spiritualistes », le lien entre le développement personnel et l’engagement social ou l’écologie n’irait pas de soi, et ne se ferait que prudemment.

Les mutants
Ma lecture du livre de Michel Serres, Petite Poucette, la génération mutante, m’a confirmé ce que mes études et mes analyses m’apportent comme informations et ce que je tente d’expliquer à ma façon depuis bientôt 5 ans.

Michel Serres, diplômé de l’École navale et de Normale Sup, a visité le monde avant de l’expliquer à des générations d’étudiants. Historien des sciences et agrégé de philosophie, ancien compagnon de Michel Foucault, avec qui il a créé le Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1968, il a suivi René Girard aux États-Unis, où il enseigne toujours, à plus de 80 ans. Ce prof baroudeur, académicien pas tout à fait comme les autres, scrute les transformations du monde et des hommes de son œil bleu et bienveillant.

Son sujet de prédilection : la jeune génération, qui grandit dans un monde bouleversé, en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité.

La planète change, ils changent aussi, ont tout à réinventer. «Soyons indulgents avec eux, ce sont des mutants», implore Michel Serres, par ailleurs sévère sur sa génération et la suivante, qui laisseront les sociétés occidentales en friche.

Que dit Michel Serres :
Chacune de ces révolutions s’est accompagnée de mutations politiques et sociales : lors du passage de l’oral à l’écrit s’est inventée la pédagogie, par exemple.
Ce sont des périodes de crise aussi, comme celle que nous vivons aujourd’hui. La finance, la politique, l’école, l’Église… Citez-moi un domaine qui ne soit pas en crise ! Il n’y en a pas. Et tout repose sur la tête de Petite Poucette, car les institutions, complètement dépassées, ne suivent plus.

Elle doit s’adapter à toute allure, beaucoup plus vite que ses parents et ses grands-parents. C’est une métamorphose !
Il complète sa pensée en expliquant que l’apprentissage, les écoles et les universités sont dépassées par les événements.

Le savoir n’a plus la même valeur qu’autrefois puisqu’aujourd’hui il est accessible partout, en ligne sur internet.

Le monde change parce que l’humain se transforme

Nous savons aujourd’hui, de façon scientifique, que les nouvelles technologies n’activent pas les mêmes zones cérébrales que les livres ou la leçon d’un professeur.
Le cerveau est en mutation au même titre que lorsque l’humain est passé de l’oral à l’écrit puis de l’écrit à la lecture.

Michel Serres nous pose la question : À quoi servaient nos neurones avant l’invention de l’écriture et avant l’invention du livre ?

Les capacités cognitives et créatrices ne correspondent pas à un mode de fonctionnement cérébral figé et identique aussi bien dans le temps que du point de vue ethnique.
Michel Serres les appelle les mutants, car leur cerveau est en train de développer des nouvelles connexions, de transformer les anciennes, il faut donc considérer qu’ils vont donc produire de nouvelles façons de penser, de croire, d’agir, de nouvelles interactions humaines. Ils vont créer de nouveaux modèles.

Ils ne fonctionnent pas comme leurs aînés et ils ont beaucoup à nous apprendre.

Constat
Refuser ces informations scientifiques, philosophiques et historiques cela ne revient-il au même que de refuser d’admettre que la terre soit ronde ? (voir Galilée)
Quelles seront alors les nouvelles tendances en terme de management, de vente, de création d’entreprises, de communication, de marketing ?
Quelles seront alors les nouvelles valeurs qui donneront au capitalisme ses lettres de noblesse ?
Car le capitalisme n’est pas mort, il faut seulement le réinventer.

Conséquences
Beaucoup de créativité, de mouvements, d’innovation sont à venir.  Mais aussi, si nous relisons l’histoire et que nous nous projetons vers notre avenir, il se pourrait que nous vivions une période de chasse aux sorcières et aux hérétiques. Ceci serait la réaction illogique, mais habituelle de la féodalité capitaliste face au nouveau capitalisme que je baptise du nom de capitalisme symbiocratique.

Vous doutez ?
Regardez ce qu’il se produit actuellement lorsque des wikileads et autres blogueurs remettent en cause l’état de droit, se mettent hors la loi, du fait de lois dépassées par le temps ou de lois rapidement mises en place pour contrer ce mouvement.
Tous les leaders générateurs de changements et de mutations profondes ont toujours été considérés comme des contres pouvoir au lieu d’être regardés comme des signaux et des émetteurs d’une renaissance.
Tous ces leaders ont créé volontairement ou non des communautés culturelles nouvelles, faisant évoluer les consciences, engendrant de la part de ces populations de nouveaux comportements, la fin de certaines croyances, la naissance d’une vision différente du monde, différente de celles de ceux qui gouvernent aussi bien les états que certaines entreprises.

Regardez également les décisions de certains patrons visionnaires comme le PDG d’Unilever, Paul Polman dans la Havard Business Review, version française, d’avril – mai 2013.
Ou en direct en anglais sur le site

Je le cite :
« Pourquoi ne pas développer un business model qui serve la société et l’environnement, plutôt que de s’en servir ? »
« Nous voulons réduire notre empreinte environnementale, nous procurer nos matières premières dans l’agriculture durable et aider un milliard d’individus à se nourrir et à accéder au bien-être. »
« Un milliard de personnes se couchent chaque soir le ventre vide et un enfant meurt de faim toutes les six secondes. Notre forme de capitalisme a réalisé de grandes choses, mais elle n’a pas résolu tous les problèmes. Nous pensons qu’à l’avenir, ce sont les entreprises conscientes de leurs responsabilités et dont le business model contribuera au bien-être social qui réussiront le mieux. »
« Chaque jour deux milliards de consommateurs utilisent nos marques. Or ils sont de plus en plus connectés, ce qui nous donne l’occasion de les impliquer et de communiquer avec eux. Une partie de notre modèle consiste , dans une certaine mesure, à leur confier les rênes de l’entreprise. »
« Je pense qu’au cours des prochaines années les États-Unis vont se replier sur eux-mêmes, tandis que la Chine et l’Inde ne voudront pas assumer les responsabilités liées à leur nouvelle puissance. Cela va créer de formidables opportunités pour les entreprises responsables, car elles pourront devenir une force de changement vers un monde meilleur. »

Ce ne sont là que quelques exemples et je remercie par avance tous ceux et toutes celles qui me renseigneront sur l’existence de personnes qui rejoignent ces créateurs de culture, ceux et celles que je nomme désormais les leaders symbiocrates.
Celles et ceux qui parfois sans le savoir sont en train de créer un monde nouveau fondé sur le principe de la symbiose, un capitalisme symbiocratique et non un capitalisme parasitique tel qu’il existe et tente de survivre actuellement.

La Symbiocratie n’est pas une utopie. Elle est un modèle d’affaires comme un modèle de vie.
Le phénomène de symbiose n’est pas seulement une façon de penser, c’est un moyen d’action qui enrichit chacun sans agir au détriment de l’autre ou des autres.
La symbiose est, selon la définition des dictionnaires, une association intime et durable entre deux organismes hétérospécifiques (appartenant à des espèces différentes), et parfois plus de deux.

En Symbiocratie,

  • Le client n’est plus une cible, mais un aimant (au double sens du terme).
  • Le fournisseur n’est plus une vache à traire, mais une valeur ajoutée.
  • L’employé n’est plus un exécutant, mais un potentiel.
  • Le gestionnaire n’est plus un responsable de service, mais un développeur de potentiels.
  • Le dirigeant n’est plus un donneur d’ordres, mais un créateur de valeurs, un philosophe de la réalité, un inspirateur de la concrétude à venir.

Et les organisations dans leur ensemble devront, dans les années à venir, penser, raisonner, agir dans un souci permanent de symbiose.

Tels sont, les prochains défis des entreprises en terme de culture, d’organisation, de relation.
Ces défis ne me semblent pas complexes, sauf peut-être sauf pour les gros ego qui ont toujours raison, pour les obsessifs du pouvoir, les malades de l’argent, les boulimiques matérialistes… Et tous ceux qui croient savoir en référence au passé quand toutefois ils ont de la culture…. j’en passe !

Cette synthèse sur le changement de monde, l’arrivée d’un monde nouveau est un peu brève, je le reconnais, mais je souhaite ouvrir le débat pour que chacun y prenne part, et que nous puissions échanger sur ce sujet.

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Merci !

DIDIER REINACH

Leadership, Marketing RH et Négociations

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