dans les temps actuels, il sera sans doute une fois de plus nécessaire de croiser la mort pour comprendre

L’exemple intelligent qu’on a sous les yeux en permanence et qu’on ne regarde que très peu est l’exemple de la nature.

La nature se confronte aux éléments en permanence. 

Elle est face au pire et au meilleur avec sérénité, portant en elle cette force implacable de vie. Elle n’a ni peur de vivre, ni peur de mourir.

En tant qu’humain cette peur de vivre et cette peur de mourir nous fait croire qu’au lieu d’être tout simplement, il faut paraître.

Le paraître est en fait la solution et le scénario de vie de ceux qui n’existent pas.

Tant que la majorité des humains refusera la confrontation, la confrontation des idées les pires et les meilleures, la confrontation tant avec l’obscure qu’avec la lumière, alors aucune évolution psychique, mentale, sociale et économique ne pourra se réaliser.

La confrontation c’est d’accepter le noir et le blanc, de rencontrer ce qui est semble vrai ce qui semble faux.

La vérité est une illusion, souvent une forme de croyance tribalement autoconstruiste qui en vient parfois à devenir des dogmes dont la remise en cause est pour certains intolérable.

Ainsi peu d’humains ont le courage de la confrontation créative et bienveillante, car elle représente pour eux un risque d’exclusion de la tribu, la prise de conscience de l’inutilité du paraître.

Néanmoins la réussite, l’évolution des consciences et donc l’évolution de notre organisation économique et sociale reposent sur la confrontation, non pas des vraies ou fausses vérités, mais sur la réalité des faits. 

Cette confrontation fondée sur des faits empêche les manipulations, mais par contre réveille les ego et les peurs qui leur appartiennent.

Les ego créent bien souvent des fausses vérités, car plus les ego sont importants et plus, en fait, ils sont faibles et vivent dans la peur.

Ainsi une grande partie de la population tant humaine qu’organisationnelle vit dans la peur, peur de vivre, peur de ne plus paraître, peur de mourir… et parfois même, peur de réussir. 

Voilà pourquoi je pense que la nature est un merveilleux exemple parce que la nature n’a pas peur, la nature n’est pas égoïste, la nature n’est pas dans la vengeance elle est juste loyale par rapport à son code de vie.

La nature se confronte en permanence à des intempéries, aux dangers, aux incendies, aux inondations et bien d’autres catastrophes.

Et à chaque fois la nature renaît, la nature se transforme, la nature évolue, la nature, parfois change de territoire, n’hésite pas à contourner les obstacles.

La nature humaine est sclérosée par la peur et l’égoïsme, même si parfois elle se dissimule derrière de belles paroles.

Le jour ou nous accepterons d’être ensemble, de partager des idées ensemble, de partager du territoire ensemble en respectant le rôle, le code de chacun, alors nos richesses seront exponentielles. 

Ensemble, c’est ça qui fait la richesse de la nature, c’est ça qui devrait faire la richesse des humains.

Mais dans les temps actuels, il sera sans doute une fois de plus nécessaire de croiser la mort pour comprendre la vie, car bien peu d’entre-nous comprennent, acceptent et ont l’humilité d’ouvrir leur coeur et leur conscience, ils croient savoir.

Nous sommes à l’heure d’un combat spirituel que la nature nous explique, un combat dont très peu acceptent d’évoquer, ni même d’intégrer dans leur vie et leurs affaires par manque de culture, par faiblesse d’âme, confondant religion et spiritualité.

N’oublions jamais que l’esprit, la philosophie sont à l’origine des richesses matérielles.

Même si l’esprit de l’être et de la vie pour quelques-uns n’a plus de raison d’être, nous possédons encore le choix.